SAINT-RÉMI – SAINT-DENIS

Construction de 53 logements sociaux

 

ADRESSE : rue Saint-Rémi, Saint-Denis (93)

Superficie : 3 467 m² SHAB

 

Calendrier : Concours 2015

 

Maîtrise d’ouvrage : I3F / BÂTIPLAINE

Maîtrise d’œuvre : THIBAUD BABLED ARCHITECTES URBANISTES

BECT

Coût Prévisionnel

5 498 000 €HT

Type de mission : Concours de maîtrise d'oeuvre (base loi MOP)

 

 

 La reconfiguration du quartier Saint Rémy, opération de renouvellement urbain inscrite dans la politique ANRU de ré urbanisation des grands ensembles est aujourd’hui largement entamé. Des voies nouvelles commencent à prendre forme et affirmer des gabarits cohérents. L’architecture qui les accompagne en consolide les fronts urbains autant qu’elle propose une hiérarchie retrouvée entre espace public et intériorité des îlots nouvellement formés. L’îlot Saint Rémy constitue ainsi une sorte de pièce conclusive à ce processus de renouvellement et se trouve dans une position singulière d’articulation entre les différentes strates d’histoire et de formes urbaines qui désormais coexistent sur le site : à l’articulation entre ville constituée et fragment subsistant du grand ensemble. La vraie singularité de cette pièce urbaine conclusive tient au statut de la 3e face de l’îlot, qui, bien que tournée vers des emprises privatives, se trouve de fait dans une position de visibilité et d’ouverture exceptionnelles vers des espaces paysagers de qualité.

C’est en effet au contact d’un fragment de la ville moderne, de ses grands édifices disjoints, mais aussi au contact de ses espaces verts les plus accomplis, comme arrivés à maturité après 50 ans d’existence, que l’îlot Saint Rémy se retourne avec la parcelle 8bis destinée à accueillir le présent programme. Le projet propose alors une implantation et une volumétrie simple et lisible, servant la complémentarité des 3 fronts de ce futur îlot triangulaire.

Ce choix d’implantation définit deux typologies d’habitat : l’une plus résolument collective, déployée dans la verticalité des volumes élancés du front urbain, l’autre d’échelle plus contenue en cœur d’îlot, dans les replis plus intimes de la profondeur et les superpositions limitées des édifices en R+2.

Renforçant l’identité de ces édifices à la verticalité assumée, chacune des proues qui s’élancent sur la rue (Joinville et Saint Rémy) se décomposent ensuite en trois volumes joints par des césures toute hauteur, au creux desquelles se glissent des loggias profondes et protégées des regards, avec des vues panoramiques. L’alternance des volumes bâtis et des césures accueillant les loggias permet ainsi d’intégrer un espace extérieur pour chaque logement.