SAINTES

Construction de 64 logements en centre ville - 38 PLA dont 26 en réhabilitation - et 26 en accession à la propriété, aménagements du quartier

Arc deTriomphe - Centre-Ville

 

 

LOCALISATION : Saintes (17)

 

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Ville de Saintes, SEMIS 

 

EQUIPE DE MAÎTRISE D’OEUVRE :

Babled Nouvet Reynaud Architectes (BNR Architectes), SETEC bet

 

MISSION : Base loi MOP + EXE

 

SURFACE :

Surface habitable Logements: 4370 m²

Surface Aménagement: 6000 m²

 

COÛT PREVISIONNEL :

5 187 000 € HT

 

AU FIL DES VARIATIONS DE L’ENTRE-DEUX, NAIT LA DIVERSITÉ DES LIEUX HABITÉS

 

A l’issue du concours Europan 3, la ville de Saintes et la SEMIS proposent une nouvelle assiette foncière sur le même site, pour établir un programme mixte de logements. Un projet nous est commandé qui, tout en reprenant les principaux thèmes ou idées du concours, s’adapterait à un ensemble complexe de nouvelles données :        

- Périmètre foncier très découpé.

- Zone inondable (Plan d’Exposition aux Risques).

- Périmètre de résorption de l’’Habitat Insalubre.

- Inscription à la fois en Secteur Sauvegardé et en ZPPAUP.

- Mixité du programme de logements (Réhabilitation / Neuf, Locatif PLA / Accession à la propriété).

- Pluralité de la maîtrise d’ouvrage (SEMIS pour les logements et les jardins privatifs, Ville de Saintes pour les dessertes et les jardins publics).

 

Ce projet propose alors le tissage discret d’un contexte d’habitation qui réside dans la valorisation réciproque des éléments bâtis et des éléments végétaux, ainsi que dans l’insertion silencieuse d’une mise en œuvre contemporaine au cœur d’un site historique, en plein centre-ville.

La configuration des rues, l’intériorité de l’îlot et son effet d’enceinte sont soigneusement préservés par la réhabilitation et les constructions ponctuelles d’un habitat semi-collectif ou collectif sur sa périphérie. L’insalubrité est résorbée, en front et en fond de parcelle, par une intervention préliminaire s’apparentant à une opération de chirurgie conservatoire qui permet de libérer l’espace des édifices insalubres ou parasites.

 

Le cœur d’îlot, par la décroissance, depuis la rue, des hauteurs bâties, trouve une respiration progressive le long des cheminements transversaux. La morphologie caractéristique du site, cette succession, dans un parcellaire en lanière, de jardins, de murs et de venelles, est mise en valeur par l’introduction d’une architecture faite de différences et de similitudes. Cette nouvelle édification s’inscrit dans le site comme une strate supplémentaire dont le tracé régulier, sorte de carroyage, vient à la rencontre des traces sinueuses du passé dans une mise en valeur réciproque. L’itération de ces séquences confèrent à l’espace une nouvelle dimension : les parcours ouvrent sur d’autres parcours, les espaces s’entremêlent, se replient sur eux-mêmes, les vues se croisent ou se font face, les fragmentations sont multiples, les rythmes sont insistants, mais un ordre récurrent règle cette complexité, suggérant l’image du labyrinthe.

 

Ces espaces de transition sont publics bien que soustraits aux regards des passants occasionnels. Lieux de quiétude pour les habitants de l’îlot, ils sont avant tout leur bien commun et le prolongement de leur habitat. Le soir, l’îlot se referme, des grilles en obturent les accès : il est rendu à l’usage exclusif de ses riverains.