PIERREFITTE-SUR-SEINE

55 logements locatifs sociaux et stationnements 

 

HQE / H&E PROFIL A / BBC 

 

 

LOCALISATION : Pierrefitte-sur-Seine, Ilôt Pasteur (93) 

 

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Office Public de l’Habitat Seine Saint-Denis

 

EQUIPE DE MAÎTRISE D’OEUVRE :

Babled Nouvet Reynaud Architectes (BNR Architectes), Michel Forgue, EVP, Franck Boutté, CFERM

 

MISSION : Base loi MOP

 

SURFACE :

Surface habitable : 3400 m²

 

COÛT PREVISIONNEL :

5 400 000 € HT

UNE RAMIFICATION D’ESPACES CROISÉS  ENTRE FRONT URBAIN ET PAYSAGE OUVERT DE L’ÎLOT BOISÉ

 

La mutation de l’îlot Pasteur vise un nouvel équilibre, pour plus d’urbanité, plus de densité mais aussi plus de la nature déjà présente en partie, de sa lumière et de son paysage apaisé. 

À la recherche de ce nouveau point d’équilibre, le projet tisse des continuités, entretient des correspondances, prend appui et adhère à un site dont il adopte les rythmes et les intervalles.

Sur rue, linéaire orienté plein nord, il s’agit de prendre l’alignement en continuité de celui amorcé depuis la rue de Paris vers le boulevard Charles de Gaulle. Ce nouveau front urbain permet en fait un premier retournement vers le sud, la lumière et le soleil.

Parcouru de franchissements, de porosités et de seuils d’accès, ce front fait aussi écho à la configuration du front de la rue de Paris ponctué de porches, menant à des cours dissimulées et empreintes d’une quiétude insoupçonnée.

Dans la profondeur des deux parcelles, le bâti se desserre, les volumes se singularisent, des écarts et des intervalles se créent en prolongement des tènements voisins, pour former avec eux la matrice d’un jardin aux sentiers qui divergent : partout, le regard échappe, les coins de ciel se font variés, et le programme se creuse de larges veines à travers lesquelles, dans toute direction, on perçoit la profondeur du site et son cœur verdoyant.

Ces profondes découpes délimitent alors une série de corps de bâtiments, dont les façades principales se déploient vers le sud et l’ouest, la lumière, le soleil.

La volumétrie des édifices culmine en R+3 vers la rue et le cœur d’îlot, tandis que les deux corps de bâti intercalés présentent des retraits et se limitent pour grande partie en R+2, au contact des parcelles voisines. Les édifices adoptent ensuite des implantations nuancées, ménagent des décalages imperceptibles qui brisent les alignements et la fermeture des vis-à-vis. Ces légers décalages accompagnant la fragmentation du bâti libèrent les vues biaises, les situations d’angles à partir desquelles les points de vues glissent vers la profondeur du site. La densité produit alors des cadrages et des échappées visuelles mettant chaque logement en relation avec les respirations du cœur d’îlot ou les creux du voisinage, pour un habitat tourné vers la nature.