MONTREUIL RUE DE LAGNY

Construction de 65 logements 

 

H&E PROFIL A / BBC

 

LOCALISATION : Montreuil, rue de Lagny (93)

 

MAÎTRISE D’OUVRAGE : EMERIGE

 

EQUIPE DE MAÎTRISE D’OEUVRE : THibaud Babled Architectes Urbanistes, VPEAS économistes, AT3E, Artemise

 

MISSION : Base loi MOP

 

SURFACE :

Surface habitable : 3981 m²

SHON 4 294 m²

 

COÛT PREVISIONNEL :

6 236 000 € HT

Livraison Mai 2019

 

 

Montreuil, fondé sur les traces et vestiges du vaste arpentage agraire formé par les murs à pêches, en conserve certains traits distinctifs.

Parcellaire étroit disposé en lanière, îlots étendus et profonds, parfois parcourus de venelles piétonnes irriguant ces grands îlots, forment une structure foncière dont la permanence ne s’est jamais démentie.

Le secteur Robespierre et notre parcelle conservent eux aussi certains traits de cette origine si spécifique : la largeur réduite du front sur rue, la grande profondeur et la relative étroitesse de la parcelle en témoignent.

Les orientations urbaines définies par la ZAC multi sites et le programme d’aménagement d’ensemble contribuent à consolider cet héritage et ses caractéristiques urbaines, avec la création d’un passage longeant sur toute sa longueur le flanc ouest de notre parcelle, participant ainsi d’une révélation et d’une invitation à pratiquer les profondeurs de l’îlot. 

Le projet se glisse alors dans ce mouvement de valorisation du tissu urbain tant dans son impact sur le paysage urbain de la rue que dans son insertion en coeur d’îlot.

 

Rue de Lagny, une transition de gabarits

La parcelle du 62/64 rue de Lagny se trouve à l’articulation entre deux échelles bâties contrastées, disposées là, sur le linéaire nord et montreuillois de la rue de Lagny, au gré des mutations voulues par la pression foncière importante s’exerçant sur ces secteurs limitrophes de Paris :

- à l’ouest, une séquence prend corps avec pas moins de trois îlots intégralement dédiés à l’accueil des grands gabarits des bâtiments tertiaires ayant remplacés de vastes emprises industrielles.

- à l’est, une séquence constituée de bâtiments faugbouriens d’échelle et d’expression modeste, culminant elle en R+3.

L’intervention proposée procède d’un choix de moduler l’impact des gabarits sur rue en limitant le volume implanté à l’alignement à un R+4, et en positionnant en retrait un volume complémentaire, attique en R+6 restant en deçà des possibilités maximales de constructibilité sur rue.

Ce choix permet d’articuler les deux séquences précédemment reconnues, en restaurant une continuité aujourd’hui mise à mal.