ÎLE SAINT-DENIS

«L’île dans l’île», Construction de 48 logements locatifs sociaux et en accession libre, 18 ateliers d'artiste

Écoquartier Fluvial - Île Saint-Denis 

 

RT2012 / BBC

 

LOCALISATION : Saint-Denis (93)

 

MAÎTRISE D’OUVRAGE : Ing real estate, Bremond immobilier

 

EQUIPE DE MAÎTRISE D’OEUVRE : Thibaud Babled Architectes Urbanistes, PROGEREP, Mazet&Associés, Franck Boutté HQE, Mutabilis Paysagiste

Urbaniste coordinateur : West 8

 

MISSION : complête Base loi MOP

 

SURFACE :

Logements : 3 244 m²

Ateliers : 445 m²

SHON 4 093 m²

 

COÛT PREVISIONNEL :

10 842 600 € HT

Livraison Mars 2018

 

L’ARTICULATION ENTRE VILLE ET NATURE, ENTRE QUAI URBAIN ET BERGES FLUVIALES

 

Le projet urbain de West8 propose des articulations entre ville et nature, entre quais urbains et berges fluviales. Nos propositions architecturales s’appuient sur les qualités spécifiques de chacune de ses situations urbaines, tout en s’inscrivant résolument dans une démarche de développement durable.

 

Côté rive urbaine, le bâtiment collectif projeté fonctionne comme un seuil urbain organisant, grâce à la faille qui le traverse et la cour qui la prolonge, une transition entre le quai circulé et les « îles habitées », majoritairement peuplées de constructions basses.

En périphérie de ces « îles habitées », les édifices d’habitat individuel ou intermédiaire charpentent la rive. Ils sont pénétrés par un prolongement du dispositif des méandres naturels et des horizons fluviaux qui viennent ainsi caractériser fortement la qualité des espaces domestiques, ouverts sur le fleuve.

Au centre de ces « îles habitées », les édifices d’habitat individuel ou intermédiaire, ici disposés plus aléatoirement, fonctionnent comme des périscopes, dont les toitures accessibles créent des belvédères s’ouvrant vers le lointain du paysage fluvial de la Seine.

 

L’ensemble de ces édifices proposent une déclinaison commune d’un nombre limité de matériaux : à partir d’une ossature maçonnée, le bois traité en lattis vertical assoit l’enveloppe qui intègre des systèmes mobiles d’occultation et propose des degrés de porosités variées. La pierre calcaire est le second matériau mis en œuvre au sein des anfractuosités ménagées des volumes principaux et sur la façade du bâtiment collectif qui affirme, par le biais d’un jeu de proportions équilibrés, son caractère urbain.

Certaines dispositions architecturales permettent d’envisager des performances particulièrement élevées en termes de développement durable : la vêture bois autorise une isolation extérieure généralisée. Le principe d’une couronne équipée constituant le périmètre de l’ensemble des bâtiments permet de libérer les surfaces habitables de tout équipement technologique et d’assurer toutes les reconversions possibles de ces surfaces. De plus, l’adoption systématique d’espaces tampons (sous forme de vérandas, jardins d’hiver, « boîtes à chaleur » sur les toitures) connectés à une ventilation double flux, permet de profiter des apports thermiques naturels.

VIDÉO RÉALISÉE PAR PHILIPPON KALT ARCHITECTES