PARIS RUE DE CHARENTON

27 logements familiaux et 2 commerces

 

LOCALISATION : Rue de Charenton, Paris XII

 

MAITRISE D'OUVRAGE : RIVP

 

EQUIPE DE MAITRISE D'OEUVRE : 

Thibaud Babled Architecte Urbaniste , MTC

 

MISSION : base loi MOP 

 

SURFACE : 

1 941 m² SDP

 

COUT PREVISIONNEL : 

4 400 000 € HT

 

CALENDRIER : 

Concours 2014

 

 

 

Issue d’un tracé ancien qui déroge à la rectitude des grandes percées environnantes (boulevard Diderot, avenue Daumesnil), la rue de Charenton propose un tracé changeant, parfois franc et rectiligne, parfois plus sinueux et animé des inflexions de ce qui constituait l’un des chemins d’entrée dans Paris.

Son gabarit relativement étroit a retrouvé une certaine lisibilité avec l’aménagement de larges trottoirs donc l’amplitude et l’agrément proviennent aussi de la quasi absence de stationnement, d’obstacle : on y déambule librement l’oeil attiré par les profondes perspectives dessinées, la planéité des façades délicatement gravées du faubourg.

Ainsi il s’agissait, dans ce contexte, de  fonder, dans la faible profondeur de la parcelle, un de ces lieux secrets et exotiques qui se découvrent au détour d’un porche et d’une cour jardinée, en ménageant l’intimité des habitants de ce lieu exigu, mais aussi participer à la séquence continue du front de rue en privilégiant le confort de ces logements adressés directement aux porches vis-à-vis de la rue et plein sud, et ainsi concevoir des logements tirant parti de la moindre des respirations sises au creux de ce tissu densément construit pour offrir des prolongements des lumières naturelles diverses et complémentaires, des traversées visuelles et des ventilations naturelles probantes. 

 

Pour cela, se développe un dispositif de double peau en façade, en béton teinté et aluminium perforé dont les principales lignes de force prolongent avec exactitude les principaux ordonnancements avoisinants, proposant un relief changeant, presque exclusivement minéral, lorsque l’on perçoit la façade dans la perspective longitudinale de la rue, puis mixte et irisée des reflets lumineux du métal mat, quand on s’approche plus frontalement de l’édifice.

Ce relief se conjugue avec la vibration répétée des façades de la rue du faubourg, dont les délicates modénatures accompagnées de l’alternance des persiennes et des encadrements produit un langage partagé avec lequel notre proposition architecturale propose un dialogue renouvelé. 

 

Une géométrie spécifique de lignes déployées, dictée par le contexte existant et la distribution de la parcelle prend sa source au rez-de-chaussée. Ses ramifications multiples vont définir le contour des volumes internes de l’édifice, ainsi que les espaces libres mis en relation avec les respirations avoisinantes. A l’ouest, adossée aux héberges hétérogènes des bâtiments sis au n°12, une aile complémentaire au volume sur rue propose une volumétrie étagée, dont les gabarits successifs sont délimités par une série de lignes fluides qui forment la topographie intérieure de la cour jardinée.